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MESVRES 

Eglise de l'Assomption

 

Cette église paroissiale d'origine romane (début 12e s) surprend par l'aspect archaïque de ses hauts murs en moellons de grès irréguliers percés d'étroites ouvertures rectangulaires. Sous les toits,  les corniches sont soutenues par des modillons. Pas de clocher mais un campanile à double arcade avec trois cloches, ajouté en 1910. Au chevet, un massif rectangulaire recouvre l'abside.

 

Description

 

Au-dessus du portail d'entrée, devant la verrière en demi-lune, en pierre, Vierge en majesté (12) Couronnée, assise sur un trône, l'enfant sur ses genoux, elle attire les prières du visiteur.

 

De l'entrée sous la tribune, on aperçoit la nef unique, percée de six fenêtres hautes en plein cintre, étroites mais largement ébrasées, de deux portes latérales, de deux fenêtres plus basses au niveau des autels latéraux. La charpente du 17e s, a été remise en valeur par la restauration de 1981.

Deux baldaquins (1) du 16e s en bois peint, ornés de portraits dans des médaillons, surmontent les autels latéraux (classés, restaurés en 1991).

On pénètre par quatre marches dans le chœur – centre de la célébration eucharistique –  couvert d'une coupole sur trompes et relié à la nef et à l’abside par deux arcs en plein cintre. Deux fenêtres fortement ébrasées se font face. Au fond, après une autre marche, l'abside voûtée en cul-de-four est percée de trois fenêtres plein cintre.

 

Dans la nef

 

En hauteur dans la nef, on reconnaît à gauche,  sainte Jeanne d'Arc, saint Joseph tenant l'enfant Jésus, saint Antoine de Padoue ; à droite, sainte Thérèse de Lisieux, la Vierge de Lourdes, et un saint Sébastien (10) attaché, avec du sang coulant des blessures causées par les flèches – bois, 17e s.

Sur l'autel de droite, la Vierge couronnée (9) présente l'enfant Jésus à la piété des fidèles. Sur l'autel de gauche, le tabernacle du Saint Sacrement.

 

Les 14 stations du Chemin de Croix sont des gravures d'après Luigi Sabatelli, peintre italien du 19e siècle, sous cadres dorés (on retrouve les mêmes gravures dans l'église de Mellecey).

Dans le Chœur

 

* Un retable tripartite (3), peinture sur bois du 15e s, classé.  

A gauche, une Annonciation : la Vierge Marie, qui de la main gauche maintient ouvert le livre des Ecritures sur lequel elle méditait, se retourne vers le  messager divin, et le geste de sa main droite exprime sa surprise devant cette respectueuse salutation dont le texte figure sur le  phylactère "A(ve) M(aria) gracia plena, D(omin)us tecum".  Entre eux, le lys symbole de pureté. 

Dans la partie centrale, plus étroite, est une Crucifixion. Le Christ meurt sur la croix en présence de sa Mère et de saint Jean à qui il l'a confiée.  

Sur la partie de droite sont représentés trois saints: saint Barthélemy, reconnaissable au couteau avec lequel il aurait été écorché ; saint Antoine, flammes et cochon à ses pieds et saint Sébastien lié à l'arbre et criblé de flèches.

Les saints personnages ont une auréole d'or.

 

* Statues et mobilier

 - Une Annonciation (7), bois sculpté peint, 17e s. L'ange au bâton de messager descend du ciel, les vêtements tout agités par le vent de la course, pour faire part de l'appel de Dieu à la Vierge Marie ; celle-ci, qui tient encore de la main gauche le livre des saintes écritures qu'elle lisait, se tourne vers l’ange et sa main droite posée sur son cœur dit sa surprise.

 

 - Saint Jean-Baptiste (4), bois polychrome, 17e s, enveloppé dans son manteau, retient de manière inhabituelle sur son genou, l'agneau de Dieu (Jn 1/29).

 

  - Saint Antoine et son cochon dans les flammes est représenté deux fois : bois teinté (2), et bois polychrome (5) du 16e s. Bâton noueux, clochette, livre, cochon, flammes sont les attributs du saint guérisseur du mal des ardents.

 

- Un saint évêque (8) mitré en chape, tenant le livre saint de la main droite, la main gauche enserrant la crosse qui a disparu.

 

Des bancs de stalles et le siège abbatial (6) du prieur – bois sculpté, 16e s. Un des prieurs, Pierre de Beaufort, fut le dernier Pape d'Avignon sous le nom de Grégoire XI, 1370-1377.

 

Dans l'abside, une cuve baptismale octogonale en pierre.

 

En haut à la tribune, à balustrade de bois, récente, le Christ en Croix, 18e (11). Dessous, le Sacré-Cœur, vénéré à Paray-le-Monial. A côté, le confessionnal surmonté d'une croix en signe de la miséricorde divine.

 

Pèlerinage

 

Tous les lundis de Pentecôte, pèlerinage à la chapelle de la Certenue.

 

Aux environs

 

- Le Prieuré Saint-Martin, dont la première mention remonte à 843, a été placé sous l'autorité de Cluny jusqu'à la Révolution puis est devenu exploitation agricole. Depuis 2006 sa restauration est assurée par l'Association des Amis du Prieuré.

 

- Sur le Mesvrin, ponts du 17e, dits de Mme de Sévigné, petite-fille de sainte Jeanne de Chantal, qui les a empruntés.

 

- La chapelle de la Certenue et sa fontaine, déjà lieu de culte à l'époque gauloise.

 

- Uchon, son église et ses superbes panoramas à la table d'orientation.

 

 

« Seigneur, ma force et mon abri,
 mon refuge au jour de l'angoisse, c'est vers toi que viendront
les nations de la terre »

 

Jérémie 16/19

 

Eglise Notre Dame

de l'Assomption

de Mesvres

Paroisse Sainte-Jeanne-de-Chantal

17 rue Saint Pierre

71190 Etang-sur-Arroux

Tél. 03 85 82 24 01

sainte-jeanne-chantal@wanadoo.fr

 

 

Mesvres fait partie de la paroisse Sainte Jeanne de Chantal qui compte 16 communes et plus de 7000 habitants :

 Brion, Charbonnat, Dettey, Etang-sur-Arroux,
Laizy, La Chapelle-sous-Uchon, La Comelle,
La Grande Verrière, La Tagnière, Mesvres,
St Didier-sur-Arroux, St Nizier-sur-Arroux,
St Léger-sous-Beuvray, St Prix-sous-Beuvray,
 Thil-sur-Arroux, Uchon