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CHŒUR (1) ET AVANT-CHŒUR (2)

 

Des stalles de style baroque Louis XV encadrent l'avant-chœur où se trouve l'autel de la célébration eucharistique, et se poursuivent dans le chœur, après la grille de communion du XVIIIe s, par des boiseries sculptées de scènes de la vie
de la Vierge : l'Annonciation, la Visitation et l'Assomption et une évoquant sainte Catherine d'Alexandrie par la roue de son supplice.

 

De chaque côté du maître-autel, des tableaux, peints par Jouffrey en 1816, représentent, à gauche, Saint Laurent, diacre, palme du martyre à la main, avec derrière lui, le grill sur lequel il aurait été supplicié et à droite, Saint Denis, évangélisateur de l'Ile de France, premier évêque de Paris, qui fut décapité : une épée est à ses pieds.

 

Sur le maître-autel, en marbre rose style Louis XV, le tabernacle baroque, fin XVIIe, en bois doré, est surmonté d'un thabor (dais) pour accueillir l'ostensoir, encadré par des anges, et au sommet, debout sur un globe, le Christ ressuscité. De chaque côté, statuettes de saint Pierre (les clefs et le livre) et saint Paul (l'épée), et des reliquaires.

 

Les deux colonnes torses à pampres du retable (XVIIe s.) encadrent une toile représentant Marie proclamée Mère de Dieu "Théotokos" au Concile d'Ephèse (431), peinte par Vila en 1726.

 

En haut du retable, statue d'une Vierge à l'Enfant, XVIIIe s, bois recouvert à la feuille d'or pour le manteau et à la feuille d'argent pour la robe et le voile.

 

 

NEF (3) ET TRANSEPTS (4 et 5)

 

Dans le transept gauche (4), au-dessus de l'autel, la peinture moderne par Michel Bouillot, 1968, représente Les Pèlerins d'Emmaüs, observés par deux jeunes vignerons.

 

Dans le transept droit (5), au-dessus de l'autel, un tableau, déjà mentionné en 1688, montre la Vierge Marie et l'Enfant-Jésus remettant le Rosaire et des scapulaires à Saint Dominique, fondateur de l'Ordre dominicain, et à Sainte Catherine de Sienne, tertiaire dominicaine, docteur de l'église.

 

Les confessionnaux et la chaire à prêcher en bois peint sont de style Louis XV.

 

A la tribune, l'orgue, et l'oculus pour éclairer la nef. Dessous, à l'entrée, un bénitier en granit blanc, sculpté par J-François Tissier, enfant du pays, est en forme de mains ouvertes soutenant la coupe de l'eau bénite.

 

 

 

 

 

 

CHAPELLE (6)

 

Dans la chapelle du XVIe des fonts baptismaux, des statues en bois polychrome :

 

Sainte Marie-Madeleine – XVe s – tient le pot d'aromates qu'elle apportait pour embaumer le Christ au matin de Pâques.

 

Sainte Barbe – XVe s – à côté de la tour où elle fut enfermée par son père, tient ouvert le Livre de la Parole. Parce que son père mourut foudroyé pour l'avoir martyrisée, elle est devenue la patronne des travailleurs du feu.

 

Saint Pierre – XVe s – premier apôtre de Jésus, sur lui reposera la responsabilité de l'Eglise. Il tient de la main droite la clef du Royaume de Dieu et de la main gauche le Livre de la Parole ouvert.

 

Saint Nizier – XIVe s – évêque de Trêves devenu évêque de Lyon (+ 573), a cherché à christianiser le Dauphiné.

 

Saint Joachim et Marie enfant – XVIIe s – ensemble exceptionnel car nous trouvons plus souvent Marie avec sainte Anne, sa mère.


 

Vierge de Pitié – XVe s – Marie tient son fils sur ses genoux, douloureuse figure, consolatrice des mères ayant perdu leurs fils par faits de guerre (guerre de 100 ans).

D'autres statues ne pouvant trouver place dans la chapelle, sont présentées ailleurs.

Sur la verrière, une Vierge à l'Enfant, debout sur le croissant de lune.

 

 

 

Montcenis fait partie de la Paroisse de l'Epiphanie qui compte 9 clochers et près de 25000 habitants. 

Cette Paroisse s'inscrit dans le cadre plus large du Doyenné du Creusot-Montchanin, l'un des 12 qui composent le Diocèse d'Autun, Chalon et Mâcon.

Eglise Notre Dame de l'Assomption à Montcenis

L'église actuelle a été rebâtie au XVIIe (1679) sur l'emplacement de celle des XIVe et XVe s. Son clocher s'écroula en 1699 et sa reconstruction se termina en 1703. D'architecture classique, construite en grès brun et rouge du pays, elle est en forme de croix latine. Le clocher-porche à trois baies en plein cintre avec cadrans d'horloge, est coiffé d'une pyramide aiguë. A la porte latérale, petite Vierge de pierre (1727) : Notre-Dame de Montcenis. Nef et chœur sont voûtés d'ogives. Au sol, des dalles en pierre coquillière de la Rochepot. Une chapelle carrée voûtée d'ogives, fondée en 1513 par Jehan Maret, châtelain de Montcenis,   renferme, avec les fonts baptismaux, les plus belles statues de l'église. Ce lieu est sécurisé par une grille en fer forgée.

 

CLOCHES

 

Des cinq cloches de l'église de Montcenis, les quatre premières se trouvent dans le beffroi, la cinquième est située au-dessus de la croisée du transept.

La 1ère de 1200 kg, fondue par Morel à Lyon, a été bénite en 1859 et s'appelle Eugénie-Hélène, du nom de sa marraine Hélène et de son parrain Eugène Schneider, vice-président du corps législatif et président du conseil général de Saône et Loire. Elle est ornée de 4 décors.

La 2ème, la plus ancienne, date de 1738, pèse 750 kg et donne la note sol. Ses sept lignes d'inscriptions indiquent les noms et titres des parrain, marraine, chapelain, curé, prévôt royal et fabricien.  

La 3ème de 1813, 570 kg, fondue à Mâcon, est décorée d'une Vierge à l'enfant et du Christ en croix et st Jean.

La 4ème, ancienne cloche de 1796, a été refondue en 1996 par Paccard d'Annecy. Elle est gravée aux initiales des donateurs par souscription publique sur deux lignes d'écriture. De 220 kg, elle sonne un do.

La 5ème cloche de 27 kg, note ré, primitivement de 1796, a été refondue par Paccard d'Annecy et gravée ainsi : Ville de Montcenis, cloche des baptêmes du 3ème millénaire, coulée en 1999 « Allez enseigner les nations et baptisez les » Matthieu 28/19.

 

A proximité, autres bâtiments historiques à voir :

 

Couvent des Ursulines, 1647. Des religieuses l'ont occupé jusqu'à la Révolution.

La mairie, auditoire du Bailliage datant de 1671.

Hôtel de Carignan, 1578.

Maison Delachaize.

L'Hôpital, XVIIe et XVIIIe siècles.

Musée de la Chapelle, en cours.

 

 

 

 

« Ici nait pour le ciel
un peuple de race divine »

 

Phrase gravée sur plaque de marbre dans l'église

Paroisse de l'Epiphanie

18 rue Saint Henri

71200 Le Creusot

Tél. 03 85 55 04 97

paroisse.epiphanie@orange.fr

http://www.eglise-bassin-creusot-montchanin.com/