St Laurent fait partie de la Paroisse Saint-Martin du Partage qui compte 6 communes et 5 églises pour environ 9.600 habitants.
Cette paroisse s'inscrit dans le cadre plus grand du Doyenné du Creusot, l'un des 12 qui composent le Diocèse d'Autun, Chalon et Mâcon.
Paroisse Saint-Martin du Partage
8 Place Salengro
71210 Montchanin
Tél. 03 85 73 91 00
paroisse.montchanin@wanadoo.fr
et aussi
Site du doyenné du Creusot, cliquez ici
Montchanin,
Ecuisses, St-Eusèbe,
St-Julien-sur-Dheune, St-Laurent d'Andenay,
St-Martin d'Auxy

Eglise de
St Laurent d'Andenay
Paroisse Saint Martin du Partage

L'église du 12e siècle dépendait de l’abbaye de Cluny : voir le blason en clé de voûte.
Clocher de facture romane
Aux retombées des arcs du chœur et du transept : têtes sculptées stylisées, de style roman primitif.
Vitraux
Dans l’abside
A la partie supérieure, cinq ouvertures rondes dont quatre gardent grisaille et jaune d'argent du 16e siècle représentant :
- Dieu le Père, maître de l’univers
- Sainte Barbe devant la tour où elle fut détenue
- L’ange Gabriel et Marie lors de l’Annonciation : l’ange tenant le bâton du messager face à Marie en prière acceptant sa mission.
A la partie inférieure : scène de martyre.
Un bourreau s’apprête à décapiter un diacre agenouillé la tête ceinte d’une auréole, en présence d’un évêque (portant l’auréole) et d’un diacre (sans auréole) tenant la crosse de l’évêque. Tous deux sont debout et ont les mains liées : l’évêque par une chaîne métallique, le diacre par une simple corde.
De quoi s’agit-il ?
Les services de l'Inventaire voient dans cette scène le martyre de Saint Denis, premier évêque de Paris, et de ses compagnons, les diacres Eleuthère et Rustique, qui furent décapités vers 250.
Mais dans une église consacrée au diacre saint Laurent, il est plus probable que la représentation se réfère à lui. L’évêque pourrait alors être le pape Sixte II, conduit au martyre avec deux de ses diacres. Saint Laurent aurait été condamné au supplice du gril trois jours plus tard.
Dans le chœur
Saint Joseph représenté en artisan charpentier tient une hache. La fleur de lys dans une aiguière symbolise sa droiture.
Saint François Xavier, né en Espagne en 1506, l’un des compagnons de Saint Ignace de Loyola, tient un livre avec ces mots : « O croix ! Quel n’est pas ton empire sur les âmes que Jésus-Christ a touchées de sa grâce. »
Dans la nef
Apparition du Sacré-Cœur à Marguerite-Marie (1647-1690), religieuse visitandine de Paray-le-Monial à qui fut révélé, à partir de 1673, l’amour infini que Dieu porte aux hommes.
Notre-Dame du Sacré-Cœur : la Vierge Marie a les bras entrouverts. Devant elle le jeune Jésus nous montre son cœur embrasé et indique l’origine divine de son amour pour l’humanité.
Saint Etienne, diacre, premier martyr, lapidé en présence de celui qui deviendra l’apôtre Paul. (Actes des Apôtres, VII, v. 55 et suivants).
Saint Claude, évêque du Jura, archevêque de Besançon (626-633), saint vénéré en Bourgogne et en Franche-Comté.
Statuaire
Christ en croix.
Les souffrances de la Passion sont signifiées par les trois clous, la plaie du côté, le sang qui coule des blessures. Pourtant le visage paisible, le perizonium (pagne) doré, richement brodé et harmonieusement drapé, et la couronne d’épines également dorée en font déjà un Christ glorieux. Mystère de la Passion qui conduit à la gloire par la résurrection.
Vierge de Pitié (16e s – bois polychrome).
De petite dimension mais particulièrement expressive : le visage de Marie ne traduit pas la douleur, mais plutôt l’abandon et la confiance qui se lisent dans les regards et les gestes. Harmonie des couleurs : le pagne de Jésus est bleu de même couleur que le manteau de la Vierge Marie.
Dans le chœur :
a été déposée la partie supérieure d’une croix de cimetière.
Sur une face, le Christ en croix (mutilé).
Sur l’autre, une Vierge couronnée portant l’enfant Jésus dans ses bras.
Dans les deux niches de la nef :
Deux statues (17e s – bois doré) de même facture :
St Laurent identifiable par sa dalmatique et le gril instrument de son supplice. Chargé par le pape Sixte II de gérer les biens matériels de l’Eglise de Rome, il fut sommé par l’empereur de lui remettre les trésors de cette Eglise. Il lui amena des pauvres en lui disant : « Voici les vrais trésors de l’Eglise ! »
La Vierge Marie et l'Enfant Jésus. Marie nous présente l’enfant qui bénit de la main de gauche ; elle le montre d'un doigt comme le salut du monde.
Le bas-relief de l’autel représente les trois diacres souvent associés : Saint Laurent avec le gril, encadré par Saint Vincent avec les grappes de raisins, et Saint Etienne avec la scène de la lapidation suggérée. Les palmes qu’ils tiennent à la main symbolisent leur qualité de martyrs.
LES ENVIRONS …
Visible de la porte de l’église, sur son piédestal, statue de NOTRE DAME DE LA GARDE. Au sommet d’une butte dite « Bois de la Garde », elle fut érigée en action de grâce.
Au-delà du hameau « La Galoche », monument rappelant la ligne de démarcation (guerre 39/45). De là, on plonge sur le Château de MONTSARRIN (qu’on voit mieux en venant de Saint-Micaud).
Maison bourgeoise dite « château de Saint LEU » entourée des fermes et des maisons du hameau.
A 2 km à l’ouest, cité des Quarts.
Cette cité fut érigée après la guerre de 1914 pour loger les ouvriers de Schneider. Beaucoup de Polonais et d’Italiens
De nombreux « étangs » parsèment la région. Situés sur la ligne de partage des eaux entre Océan et Méditerranée, ils servaient de réserve pour régulariser le niveau du Canal du Centre.
Citation en relation avec ce lieu :
« Il a fait des largesses, il a donné aux pauvres ; sa justice demeure à jamais. »
(Deuxième Epître aux Corinthiens 9, 9)
Lecture de la messe de Saint Laurent, 10 août