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Anzy-le-Duc

 

Eglise romane paroissiale

 

L'Assomption

 

 

 

  

 

  

 

 

Vitraux

 

7 vitraux dans les absides du choeur

 

Point 1 : Au fond de l’abside centrale, à l’extrémité est de l’église, visible depuis l’entrée, un vitrail du XIXème siècle rappelle l’une des trois dédicaces de l’église “la Vénérable Croix”. Sur les bras de la croix est disposée l’étole avec, au centre, l’inscription latine “O Crux, ave” (O croix, nous te saluons) et, aux extrémités, la première et la dernière lettre de l’alphabet grec, l’alpha et l’oméga, signifiant que Dieu, dans son Infini, est au début et à la fin de toutes choses.

 

Fresques

 

Point 2 : Les fresques de l’abside centrale.

D’origine médiévale, elles furent restaurées, remaniées parfois, après 1850, par un peintre du Forez, Jean-François Maurice.

La fresque recouvrant la voûte en cul-de-four représente l’Ascension. Le Christ ressuscité rejoint son Père dans le Ciel. Debout, environné d’une gloire ovale, il nous bénit. Deux anges s’adressent aux douze apôtres et à  trois saintes femmes restées en bas.

Sous cette ascension, dans quatre surfaces délimitées par des pilastres, voici les symboles des quatre évangélistes : de gauche à droite, l’ange, emblème de St Matthieu, le taureau de St Luc, puis, de l’autre côté, le lion de St Marc et l’aigle de St Jean. Ces quatre figures ont la tête auréolée et tiennent le Livre-Saint, la Bible.

Enfin, sous l’ange de St Matthieu, est représenté Letbald, seigneur d’Anzy, qui, en 876, fit don de sa terre aux moines bénédictins d’Autun ; en face, sous l’aigle de St Jean, son épouse, Altasie.

 

Chapiteaux

 

40 chapiteaux sculptés, dont beaucoup sont historiés !

 

Point 3 : Avec vigueur, St Michel Archange combat le démon et garde l’entrée du paradis. Dans son bouclier, le diable monstrueux a planté son trident dont le manche et le bras droit qui le tient ont été cassés.

 

Point 4 : Voici peut-être l’homme qui, attaché au Bien, doit cependant lutter contre les forces du Mal. Nu, il s’accroche des deux mains à l’anneau qui sert de base au chapiteau et représenterait une branche de l’Arbre de Vie de la Genèse. Cependant deux serpents monstrueux aux anneaux entrelacés s’apprêtent à lui mordre torse et talon. Très belle plastique de ce chapiteau, tout en courbes, aux dessins stylisés.

 

Point 5 : Ici apparaît le thème de la querelle ! Avec la langue que tirent deux figures diaboliques, nous proférons parfois des paroles qui blessent, et c’est la guerre. On en vient aux mains, même si on est âgé et le semblable de l’autre. Dans le coin gauche, surprise, on s’embrasse ! Est-ce la réconciliation? C’est douteux : on la feint : les deux têtes font penser à des singes...

 

Point 6 : Ces deux chapiteaux du choeur, plus anciens (vers 1050) que ceux de la nef, sont presque symétriques : chacun représente deux aigles majestueux, aux ailes éployées. Ils ouvrent grand les yeux et fixent cependant le soleil levant (le choeur de l’église regarde l’est). Au sommet des ailes est sculpté le svastika, symbole hindou très ancien du soleil qui tourne. Repérez des différences : au nord, des monstres s’apprêtent à mordre un oiseau ; rien de cela au sud.

 

Trois dédicaces

 

Elles figurent dans une inscription latine gravée sur une pierre scellée derrière le maître-autel

“ à la très haute et indivisible Trinité,

à la vénérable Croix,

à la Sainte Mère de Dieu et Vierge Marie ”

 

Tympan

 

Point 7 : De facture clunisienne, les sculptures du portail d’entrée dans l’église ont hélas été martelées à l’époque révolutionnaire : on appréciera cependant de beaux restes.

Au centre du tympan, assis sur son trône, le Christ, dans sa mandorle tenue par deux anges les pieds ancrés au sol, revient sur terre, à la fin des temps, pour juger vivants et morts. Sur la voussure inférieure et sur les 4 chapiteaux, apparaissent les 24 vieillards dont St Jean eut la vision et qu’il décrit dans l’Apocalypse : la tête couronnée, tenant en main la coupe et la cithare, ils glorifient le Christ.

 

Orgue

 

Point 8 : Dans le transept sud, en 1991, a été mis en place un orgue de facture traditionnelle, réalisé par M. Guerrier de Willer, près de Mulhouse, et financé par le Comité des Fêtes du village, organisateur des concerts de l’Eté Musical d’Anzy-le-duc. Cet orgue de 16 jeux a été placé sur rails et se déplace sur  toute la profondeur du transept sud. Il est bien sûr utilisé pour accompagner les chants lors des  célébrations religieuses.

 

Crypte

 

Sous le choeur, accessible par le fond du transept nord, où le sol a été ramené à son niveau d’origine, est située la crypte (Point 9).

Elle est l’élément fondamental de l’église, peut-être l’église primitive du prieuré fondé à la fin du IXème siècle par Hugues, moine bénédictin originaire de Poitiers et mandaté par le monastère Saint-Martin d’Autun sur cette terre du Brionnais.

Elle abrita le tombeau de ce premier prieur d’Anzy. Lorsqu’il mourut, en 930, après une vie de labeur et de grand rayonnement (on lui attribue des miracles), sa dépouille fut vénérée. Mais en 1576, en pleines Guerres de Religion, des Huguenots profanèrent la tombe et jetèrent aux flammes puis au vent les précieux ossements.

La crypte était ornée de fresques murales dont il ne reste hélas qu’un fragment.

 

En sortant...

 

Point 10 : L’envers du linteau de la porte d’entrée est décoré : dans un encadrement rectangulaire finement taillé, se développe un splendide rinceau dont chaque courbe enferme un feuillage en forme de coeur. Et cette ligne ondulatoire est crachée par deux bouches situées dans les angles inférieurs de l’encadrement. Sont-ce la Vitalité et l’Amour divins qui se déploient ainsi ?

 

Fêtes Patronales

 

30 juillet : fête des saints Abdon et Sennen, martyrs d’origine persane du IIIème siècle, massacrés à Rome.

 

15 août : Assomption de la Vierge Marie, l’une des trois dédicaces de l’église, “la Sainte Mère de Dieu et Vierge Marie”.

 

 

« Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous ainsi à regarder le ciel ? Ce Jésus qui vient de vous être enlevé vers le ciel, en reviendra de la même manière que vous l’y avez vu monter »

 

(Actes I, 11)

 

Ce sont les paroles que nous adressent - en latin - les anges peints sur la fresque de l’Ascension  (abside centrale).

 

 

 

Anzy-le-Duc fait partie de la paroisse Saint Hugues en Brionnais – Bords de Loire, qui regroupe 26 communes avec un peu plus de 11 000 habitants.

Cette paroisse s'inscrit dans un cadre plus grand du Doyenné du Brionnais, l'un des 12 qui composent le Diocèse d'Autun, Chalon et Mâcon.

 

 

Maison Paroissiale de Marcigny, 15 impasse Barriquand  71110 Marcigny

Tél. 03 85 25 03 27

 

Pastorale des Réalités du Tourisme et des Loisirs

Diocèse d'Autun, Chalon et Mâcon